samedi, décembre 05, 2009

Rose de Chine (Hibiscus rosa sinensis)



Par dessus l’océan, DOLANGE (Je suis le temps qui passe) m’a fait parvenir le :

"The 2009 Blogger Appreciation Awards"




Merci Dolange de ce témoignage d’amitié dont je pèse toute la valeur.
Il me faut dire sept choses secrètes sur moi puis transmettre le flambeau à sept bloggueurs.


  • En Côte d’Ivoire, j’habitais au milieu d’une réserve forestière que dirigeait notre père, assez loin d’Abidjan pour que nous soyons obligés d’y aller en voiture. J’avais trois frères mais pas de sœur.

  • L’enfant solitaire que j’étais par la force des choses aimait s’occuper par la lecture la couture ou le dessin.
  • J’avais dessiné et peint à la gouache une fleur d’hibiscus rouge que j’étais allée cueillir en dessous de la maison et que j’avais posée sur mon bureau. Mon père l’avait faite encadrer par le menuisier de la réserve et encore aujourd’hui lorsque je lève les yeux, elle est au dessus de mon bureau.

  • J’étais inscrite à trois bibliothèques, je m’achetais ou me faisais offrir des livres. Cependant mon livre de chevet, celui que je lisais comme un roman, qui était le compagnon indispensable de mes lectures car il me fallait savoir le sens exact de chaque mot, était le petit Larousse Illustré. Il m’en reste que, même si je ne prends plus le temps de le lire quotidiennement, nous en avons au moins un exemplaire dans chaque pièce y comprise la cuisine.

  • Je cousais à la main ou avec une petite machine à coudre Singer (que j’ai donnée à notre fille mais qu’elle a laissée à Cergy) des vêtement sur mesure pour mes poupées qui avaient des formes bizarroïdes (les poupées et mes robes donc).

  • J’étais très maternelle. En plus de mes poupées je m’occupais de mes petits frères et j’ai même écrit une affreuse lettre à la maîtresse de mon plus grand petit frère car je n’aimais pas ses méthodes pédagogiques. J’en rougis encore aujourd’hui. Mes parents avaient traité l’affaire avec beaucoup de diplomatie et s’était montré extrêmement... pédagogues envers moi.

  • J’ai beaucoup de madeleines de Proust. La goyave est l’une d’elles. Sur l’île Royale, je n’ai pas osé grimper sur les arbres au tronc et aux branches solides, sèches lisses et bicolores comme je le faisais enfant (les goyaves mûres sont toujours hors de portée). J’ai eu de la chance de m’en voir offrir trois en Guyane.

  • Et le jardin avec tout cela ?
    Le goût du jardin me vient de ma grand’mère Marguerite dont j’ai le prénom en troisième position. C’était la plus délicieuse des femmes mais lorsqu’elle était dans le jardin elle se chamaillait toujours avec son petit frère Marcel.
    Mon père plantait des roses et ma mère des choux de Chine ou du coriandre. Elle se chamaillait aussi toujours avec ma tante Marie-Rose et mon père disait qu’il ne faut jamais mettre deux jardiniers dans le même jardin.



Les sept jardiniers ou sympathisants nommés sont :

Caro

Chez Madeleine

France

Hpy

Kristin

Olivier

Valou








Tout de même. J’ai été intriguée par ce "The 2009 Blogger Appreciation Awards".
Je l’ai retrouvé ici et avec ce look :



C’était au départ un concours pour bloggueurs "méritants" lancé par une marque.

Au fond quelle importance si c’est une médaille au chocolat ? Cela fait tout autant plaisir et a tout autant de valeur car transmis avec le cœur. De même avais je été si heureuse et fière lorsque HPY m’avait attribué le tout premier Hpy Award qu’elle a créé à un moment où cela n’allait pas vraiment dans ma vie. Par amitié, par solidarité, par consolation. Elle avait alors émis l'espoir qu’un jour cet Award lui revienne. Alors je me permets, avec son autorisation, aujourd’hui un peu plus d'un an après, alors que je vais maintenant tout à fait bien, de le lui rendre, tout en le gardant pour moi.
Car l’amitié et le bonheur c’est comme l’amour d’une mère. Cela se partage et cela se multiplie en même temps, n'est ce pas ?






jeudi, novembre 26, 2009

Oseille de Guinee (Hibiscus sabdariffa)



La Guyane est un département et une région française, la seule qui soit en Amérique du sud. Elle se situe à proximité de l’Equateur à la même latitude qu’Abidjan (Côte d’Ivoire) où j’ai passé la majeure partie de mon enfance, de 3 à 14 ans. Je pensais bien y retrouver les fleurs et les paysages dont j’ai gardé le souvenir ému et bien sûr cela n’a pas loupé. La première fleur que j’ai photographiée est l’hibiscus que tout le monde connaît et que je montrerai plus tard.

J’étais intriguée depuis que j’ai découvert chez Marthe il y a cinq mois des fleurs d’hibiscus au sirop à ajouter au champagne. A Kourou, j’ai trouvé chez nos cousins au petit déjeuner de la confiture d’hibiscus. Enfin j’ai rencontré cet hibiscus à Kaw, petit village de 50 habitants dans le marais de Kaw. Une dame créole m’en a donné le nom commun "oseille". Elle m’a expliqué que l’on pouvait en faire du sirop avec du sirop de canne à sucre. Une petite recherche sur internet et voilà :

Oseille de Guinée ou Hibiscus Sabdariffa !

mardi, novembre 03, 2009

La maraude...



Le jardinier est tous les jours dans son jardin, sauf lorsqu’il gèle à pierre fendre.
A la fin de l’été, il récolte les derniers fruits d’une année de labeur. Il prépare l’année à venir pendant que la terre semble se reposer et petit à petit se refroidit.
Le temps de l’automne et de l’hiver, celui qui passe, travaille pour lui. Celui qu’il fait aussi, car même le gel l’aide, en cassant les mottes.

Cherchez le chat. Il est toujours à la meilleure place.
Il est près du nepeta, de la soucoupe, du buis, sur l’arbre.
Il ne se repose que d'un oeil. Il est à l’affût des mulots et des merles.
Il fait ce qu'il veut. Il est libre le chat...

Pendant plus longtemps que d'habitude, vous ne verrez pas de nouveau message sur ce blog.
Ce n’est pas que je ne ferai rien. Juste je serai en maraude...


dimanche, octobre 25, 2009

Begonia nenuphar (begonia erythrophyllla) : les grandes oreilles



Les grandes oreilles du bégonia nenuphar sont, comme les lobes évidés de Bouddha, belles dans le dépouillement :
Je n’aime pas beaucoup la parure des petits pétales roses anodins qui tombant en pluie tâchent le sol de notre entrée.