mercredi, avril 15, 2015

Le sceau de Salomon (Polygonatum multiflorum) - Solomon's seal



Nous voici déjà mi-avril. Il sera tôt revenu le temps du muguet. Ses feuilles tendres sont déjà bien sorties dans le carré près de la terrasse autrefois destiné aux simples. N’y ayant pas reçu tout leur saoul de soleil, celles-ci ne s’y sont jamais plu... C’était l’endroit rêvé pour une plante de sous-bois : le muguet y croit et se multiplie. Des petits brins timides ont même déjà poussé à cette heure leurs clochettes vertes, rabougries comme des petits pois laiteux.
Le sceau de Salomon, cousin du muguet si ce n’est son frère, est au même stade de développement. Je suis allée le vérifier ce matin, dans ce coin plus intime et même plus ombreux du jardin où il côtoie un hosta panaché...
Pour tout avouer, c’est avec l’hosta panaché qu’il est arrivé des Vosges dans notre jardin, en provenance du "jardin de Marguerite". C’est ainsi que nous l’avons adopté. Cependant il faisait déjà partie de la famille. Je me souviens du moment où mon père m’a expliqué, preuve à l’appui, d’où lui venait son nom de "SCEAU DE SALOMON : de la petite cicatrice que laissent les tiges des années précédentes sur son rhizome...

Marie a publié une "chronique des objets accumulés". En ce qui concerne les plantes, il est aisé de s’en emparer sans en déposséder les premiers propriétaires. C’est ainsi que j’ai acclimaté à Cergy un petit bout de notre jardin de famille. Le rosier cent feuilles a bien prospéré. Les aspérules odorantes sont arrivées par hasard comme le sceau de Salomon et j'en suis ravie. Des pervenches, des violettes etc... Pourtant... Si nous devions déménager, ce qui arrivera bien un jour, cela sera-t-il un crève-cœur de laisser derrière moi ce que je ne pourrai emmener ? J’imagine que j’aurai préparé quelques pots à la saison idoine. Sinon tant pis...

mercredi, avril 08, 2015

Tourterelles et Palombe

Vassilis Alexakis ("je t'oublierai tous les jours") a écrit : "J'ai quitté le Machu Pichu par le train, un convoi bleu de sept wagons qui avançait moins vite que les chiens qui le poursuivaient. Il sifflait à chaque virage. Là, je me suis entretenu avec un canadien qui étudiait les oiseaux. Il avait relevé cinquante espèces différentes au cours de la matinée, alors que je n'en avais repéré aucun. Je ne fais pas attention aux oiseaux parce que je peux pas les identifier, ai-je pensé. Je ne vois que les mots que je connais."

France a dit : "LUCIE bonsoir, des tourterelles turques je ne les connais pas elles sont comment alors!!!!!!! Tu me montreras une photo si tu en as une. Je veux bien les découvrir LUCIE ".
France a dit aussi : "tu sais bien que le Rouge-Gorge est bien mon ami que je ne vois plus du tout ou bien je ne le cherche plus trop..."



Difficile de s'y retrouver entre les différents colombinés. Ces tourterelles... turques (?) sont venues casser la graine dans notre jardin il y a quelques jours. Elles y sont revenues hier. Cependant, ce n'est pas parce que je ne les ai pas remarquées qu'elles ne sont pas passées avant, ni entre-temps, ni depuis...



Les palombes sont d'année en année de plus en plus dodues ; une photo publiée sur Cergipontin en juin 2006 l'atteste... Quoique je ne suis pas sûre que d'année en année ce soit toujours le même couple qui revienne. Je ne suis guère physionomiste en ce qui concerne les oiseaux. Comment distinguer les individus et les dénombrer avec certitude alors ? Lorsqu'il n'y a pas dimorphisme sexuel marqué, j'ai également du mal à distinguer le mâle de la femelle... Je soutiens toutefois que les palombes sont les plus gros volatiles de notre jardin. Et qu'elles sont également les plus placides...

mardi, mars 31, 2015

Un chemin de feuilles - Leaf Path



A l'arrière de la maison, il n'y a pas de haie qui arrête le regard entre le jardin de nos voisins et le notre...



Pas de clôture entre notre jardin de devant et la rue, seulement une haie libre régulièrement taillée...

MARIE, si je ne montre guère de photos de mon jardin, c’est que les années se suivent et se ressemblent. Pourtant, lorsque je remonte aux premiers messages de ce blog (le 28 février 2006), je me rends compte que beaucoup d’eau est tombée du ciel et que le jardin a bien changé depuis. L’hiver avant de commencer à bloguer j’avais passé beaucoup de temps à le restructurer, à supprimer une grosse part de la pelouse, à agrandir les parterres et créer un coin potager. Et puis non, les années ne se ressemblent pas tant que cela. La neige du mois de mars en 2013 a concentré les floraisons mi-juin : les roses, les pivoines, les marguerites, les iris ont composé ensemble de magnifiques bouquets qui ont duré très longtemps.

Depuis deux ans, à l’automne je répartis dans la haie libre et dans le parterre de terre de bruyère devant la maison les feuilles de chêne que le vent amène dans notre rue ou celles de notre charme. Au printemps je répands de l’engrais organique, j'ajoute de la terre de bruyère mêlée à du compost... Les camélias m'en remercient. Tant qu’il va me falloir les tailler un peu après floraison, et les rhododendrons aussi... Le petit chemin qui mène au coté de la maison est tapissé de feuilles mortes, propre et agréable à fouler. C’est nouveau de cette année...



Voici la vue un peu bouchée que nous avions dimanche dernier depuis la porte-fenêtre du séjour...
(Derrière les bruyères et les azalées, la pluie fait luire le chemin comme un ruisseau...)