mardi, décembre 03, 2019

en forme de Pomme ou de Poire - Apple- or Pear-shaped



Daniel a fait un MESSAGE sur le cormier, arbre qu'il voulait sortir de l'oubli. Cela m'a remis en tête une rencontre avec cet arbre à l’arboretum de Chèvreloup dans les Yvelines, que j'ai eu la chance de visiter seule, puis en compagnie de journalistes du monde du tourisme d'une part et de l'horticulture et du jardin d'autre part, sous la houlette d'Alain Karg, responsable du site. Celui-ci nous a montré deux cormiers voisins l'un de l'autre, l'un portant des fruits en forme de poire l'autre des fruits en forme de pomme [Sorbus domestica (var. pyriformis et var. maliformis)]. Je n'ai pas eu de mal à retrouver ces deux photos et à les faire sortir avec plaisir de l'oubli car je m'en souvenais très bien.



Je me souvenais aussi très bien de ce moment où je m'étais trouvée face à ce sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia L.) dans les Vosges, sur La basse des Feignes à La Bresse. Retrouver cette photo (cliquer pour l’agrandir et voir les sorbes) a été un jeu d'enfant... Le sorbier des oiseleurs est un bel arbre que l'on trouve souvent dans les Vosges. Il n'est pas exigeant sur ses conditions de vie. Cela me surprend qu'il puisse être considéré comme un arbre ornemental. Nul n'est prophète en son pays...

jeudi, novembre 14, 2019

Du Raisin - some Grape



Avant de partir de chez nous pour dix jours qui se sont révélés en durer seize, je m'étais figurée que le gel allait faire son office comme chaque année à la Toussaint. J'avais rentré nos plantes d'intérieur mise à estiver à l'ombre dans le jardin. J'avais cueilli les fleurs de dahlia pour les offrir à une voisine. J'avais considéré que les raisins ne risquaient rien à cause du sucre qu'ils contiennent et ne pratique-t-on pas à des vendanges tardives ? J'avais cueilli et distribué six cageots bien remplis de coings. Il en restait tout autant dans l'arbre. Après notre retour beaucoup étaient tombés, ceux qui étaient encore accrochés nous les avons délogés en secouant le cognassier comme un prunier. Tant pis pour les meurtrissures. Je ferais rapidement de la pâte en étant exigeante sur la qualité de la chair des fruits et c'est ce que j'ai fait (voir photo ci dessous) mais il m'en reste dans le garage un gros panier à exploiter.
L'année dernière et l'année précédente aussi, nous avions cueilli le raisin début octobre (mes photos d'archive en témoignent). J'ai commencé en rentrant début novembre. Et ceux ci qui sont en photos, il y a une semaine. Il m'a fallu monter sur un escabeau pour les photographier et les récolter. D'autres attendent encore dans le liquidambar à la hauteur d'un premier étage. Il faudra pour les atteindre sortir une échelle plus grande. Ils peuvent attendre. Depuis l'année dernière il n'y a pas de merle pour les picorer à notre place. La faute sans doute à un virus africain. Et nous les cueillons pour les déguster avec plaisir au fur et à mesure de nos besoins.
Je précise que nous n'avons nullement besoin de traiter la vigne et qu'elle se rit de la canicule grâce à ses racines profondes



Il y aura sans doute une autre bassine de pâte de coing. Et je ferai de la confiture en les faisant moins cuire.
Les tiges du dahlia sont toujours en place. Le froid ne les a pas encore ratatinées. Il faut attendre que le gel fasse descendre la sève dans les tubercules avant de les rentrer à l'abri...

lundi, octobre 14, 2019

Les Pommes d'Or - Golden Apples



Pastelle m'a posé une question : "tu fais quoi dans ton jardin ce mois ci ?"
Et bien, Pastelle, dans mon jardin la principale tâche consiste à récolter. A la fin du printemps les groseilles. En été les mirabelles et en automne les coings et le raisin... Ce sont des besognes à accomplir d'une traite et malheureusement toujours au moment qui me convient le moins. Et puis ensuite, sauf pour le raisin, il faut transformer. J'ai réduit ce dernier stade en distribuant beaucoup autour de nous. Les voisins ont profité des mirabelles et je m'apprête à faire la distribution des cageots de coings. La plupart les transforment en gelée, l'une fait de la compote sans sucre qu'elle congèle dans des pots de confiture et qui lui durent toute une année. L'année dernière j'ai fait deux bassines de pâte que j'ai coulée en petites barquettes que j'ai pas mal distribuées. La pâte de coing c'est délicieux mais il ne faut pas abuser du sucre. Cette année, je me contenterai d'une bassine seulement. Et j'ai trouvé pour les fruits deux autres personnes intéressées.



Le cognassier est un arbuste ravissant. Il est parfait pour un petit jardin. Son feuillage arrondi est duveteux et argenté. Ses grandes fleurs simples sont charmantes. C'est une rosacée, comme les roses ou les pommiers. Le parfum de ses fruits vous chatouille les narines dès qu'on s'en approche ou mieux lorsqu'on les photographie. Les coings sont dignes des pommes d'or du jardin des Hespérides qu'Hercule devait dérober en guise de onzième travail et qui étaient en réalité des oranges... Mon douzième et dernier travail de 2019 consistera à cueillir le raisin perché dans le liquidambar.