vendredi, mai 20, 2016

Une Fauche tardive - Late Mowing



Les fleurs n'ont besoin ni du regard ni encore moins de l'autorisation du jardinier : j'ai remarqué en quittant la maison en voiture hier que les deux rosiers de notre haie libre étaient couverts de boutons et de fleurs épanouis. Par contre, le jardinier peut parfois retarder ses interventions, à condition de ne pas tenir à un gazon de concours. Les Cardamines des Prés sont bienvenues dans notre pelouse, ainsi que les Primevères acaule, les violettes, les pâquerettes. Il n'est que les pissenlits que je traque dès que je les vois poindre...
Monsieur O devant passer le week-end de la Pentecôte chez nous, le jardinier auxiliaire a enfin eu l'autorisation de tondre et il l'a fait samedi dernier, après la prise la veille de ces deux photos.
(Il est un temps pour tout)

mardi, mai 10, 2016

Un Air de Famille - Family Relations



Violettes et Pensées appartiennent à la même famille, celle des Violacées. La pensée des Vosges (Viola lutea) ressemble fort à la violette que j'ai acclimatée en notre jardin à partir de quelques pieds maigrichons en provenance du jardin de ma grand'mère à Épinal... dans les Vosges. Elle se plait tant qu'elle a essaimé partout en petite touffes ou en gros coussins (grâce à la collaboration intéressée des fourmis).
Violettes et pensées ont toutes deux cinq pétales. Pour les différencier, il suffit de savoir que la violette en a trois dirigées vers le bas, la pensée une seulement....
Il est plus difficile de dire la variété de ma violette. Elle est inodore. Elle se dresse mais n'est pas poilue. Son éperon est de la même couleur que les pétales qui sont, ainsi que les feuilles, bien arrondies. Elle fait des stolons... Tant pis, il suffit de savoir que si elle ne sent rien elle est tout de même bien jolie...

lundi, mars 07, 2016

ENFER !!!



ENFER dans le Val d'Oise (le 9-5) est un hameau de la commune de Wy-dit-Joli-Village. Cette belle plaque Michelin le rappelle, Enfer était en Seine-et-Oise (78), département créé par la Révolution Française en 1790 démantelé en 1968. A l'orée du bois, en arrivant sur le hameau par la départementale 81, nous avons croisé ces perce-neige sur le bas-coté. Je trouve bien agréable d'en voir, même si je peux m'en passer. J'allais en cueillir un bouquet de quelques tiges chaque année, dans notre jardin de famille d'Epinal. Ils étaient, à coté de la touffe des roses de Noël, sous l'un des deux grands pommiers reinette grise. Je les mettais dans le petit vase en cristal que m'avait offert mon père, qui peut servir aussi pour des pâquerettes, des primevères, des violettes...

Dans le n°65 de la Hulotte consacré aux fleurs des bois, on parle bien entendu du perce-neige (alias "Goutte de lait"). Il y est écrit qu'il est rare à l'état sauvage, que lorsqu'on le rencontre cela dénote une ancienne présence humaine : un jardin, une maison. Dans le calendrier républicain le perce-neige présidait au 4ème jour du mois de pluviôse (le 23 janvier)...