Affichage des articles dont le libellé est géranium de Madère. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est géranium de Madère. Afficher tous les articles

dimanche, avril 18, 2010

Géranium de Madère (Geranium maderense)

San Francisco, le 27.04.08 à 12H30

Argileuse et calcaire, la terre de notre jardin est lourde et collante lorsqu’elle est détrempée et se transforme en béton compact lorsqu’elle est sèche. Il est encore temps de la travailler avant qu’elle ne ressuie tout à fait ce qu’elle sait faire très vite, aidée par le petit vent qui souffle toujours sur ce point haut de Cergy qui fut surnommé par les anciens "la petite Sibérie".
Je déplace certaines plantes qui souffrent du plein déploiement de leurs voisines : les hostas notamment gênent les ophiopogons. Il est dur de se souvenir que sur ces espaces vides de larges feuilles vont s’étaler. Je garde un oeil sur les rosettes des géraniums des prés (Geranium pratense) d’envergure encore assez raisonnable mais qui peuvent atteindre presque un mètre de diamètre (comme la sardine du port de Marseille). Le premier arrivé dans le jardin m’a prise par surprise, sans doute issu d’un sachet de graines de fleurs diverses. Depuis cette vivace s’est ressemée un peu partout et c’est un enchantement lorsqu’il fleurit que cette marée d’un bleu transparent et lumineux.

Ce géranium de Madère (Geranium maderense), rencontré et photographié dans un petit parc pas loin du centre des affaires de San Francisco, me fait penser à un bouquet rond de belle taille. Il se ressème aussi généreusement et on peut récupérer les plantules pour garnir un autre coin. Il est donc originaire de Madère, le géranium des près pousse dans le nord de la France et ailleurs où le vent le pousse. Le problème est qu’il faut à l’un un parc et à l’autre une prairie grasse dont notre jardin est loin d’égaler la superficie...