mardi, avril 27, 2010

Giverny : la collection de printemps


Ma première visite au jardin de Monet à Giverny fut au printemps d'une époque où je ne prenais pas de photo et bien entendu n’avais jamais entendu parler de blog. J’avais ouvert de grands yeux et noté la profusion des fleurs. Profusion est le terme ainsi que juxtaposition d’espèces et de couleurs simples.
J’avais noté les nombreux rappels qui donnent de la force au message visuel et notamment les giroflées qui se ressèment volontiers dans mon jardin et s’y comportent en vivaces. Les plantules apparaissent un printemps et fleurissent le printemps suivant pas loin du pied mère et les coloris varient selon les lois de la génétique. Tout cela est contrôlé au jardin de Monet, les plants élevés en serre sont placés lorsqu’ils sont prêts à fleurir et se côtoient en associant des couleurs qui peuvent heurter le bon goût mais constituent ni plus ni moins la palette du peintre dans laquelle il plonge le pinceau pour composer son tableau.
J’ai bien aimé cette jacinthe qui semble avoir été oubliée et dégénéré retournant mise à part la couleur à la jacinthe sauvage et la giroflée d'un jaune franc et uni.

Dans un jardin les fleurs de printemps se côtoient puis laissent la place à celles de l’été et de l’automne. Les humains naissent à toute saison, sans doute un progrès de l’évolution ? Ainsi Alain et Hélène sont nés au printemps et j’ai la chance de les fréquenter tout au long de l’année. Cependant je me pose la question : la saison de la naissance influe-t-elle sur le caractère ? Alain et Hélène ont le caractère bien trempé...

Heureux anniversaire Alain et Hpy !



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► Giverny et le jardin de Claude Monet sur
"Cergipontin"

dimanche, avril 18, 2010

Géranium de Madère (Geranium maderense)

San Francisco, le 27.04.08 à 12H30

Argileuse et calcaire, la terre de notre jardin est lourde et collante lorsqu’elle est détrempée et se transforme en béton compact lorsqu’elle est sèche. Il est encore temps de la travailler avant qu’elle ne ressuie tout à fait ce qu’elle sait faire très vite, aidée par le petit vent qui souffle toujours sur ce point haut de Cergy qui fut surnommé par les anciens "la petite Sibérie".
Je déplace certaines plantes qui souffrent du plein déploiement de leurs voisines : les hostas notamment gênent les ophiopogons. Il est dur de se souvenir que sur ces espaces vides de larges feuilles vont s’étaler. Je garde un oeil sur les rosettes des géraniums des prés (Geranium pratense) d’envergure encore assez raisonnable mais qui peuvent atteindre presque un mètre de diamètre (comme la sardine du port de Marseille). Le premier arrivé dans le jardin m’a prise par surprise, sans doute issu d’un sachet de graines de fleurs diverses. Depuis cette vivace s’est ressemée un peu partout et c’est un enchantement lorsqu’il fleurit que cette marée d’un bleu transparent et lumineux.

Ce géranium de Madère (Geranium maderense), rencontré et photographié dans un petit parc pas loin du centre des affaires de San Francisco, me fait penser à un bouquet rond de belle taille. Il se ressème aussi généreusement et on peut récupérer les plantules pour garnir un autre coin. Il est donc originaire de Madère, le géranium des près pousse dans le nord de la France et ailleurs où le vent le pousse. Le problème est qu’il faut à l’un un parc et à l’autre une prairie grasse dont notre jardin est loin d’égaler la superficie...

samedi, avril 10, 2010

La primevère acaule (Primula vulgaris)


La primevère commune est une amie fidèle qui revient tous les ans. Si ce n’est elle ce sont ses descendantes...
Notre jardin de famille d’Epinal en était enluminé à chaque Pâques. Nous découvrions dans un éblouissement, en passant la porte de bois dans le mur de pierre, les allées bordées de grés rose contre lequel les boules, au camaïeux du blanc le plus pur au pourpre le plus sombre et déclinant toute la gamme des roses, se blottissaient. Puis nous allions à la chasse aux trésors que les cloches revenant de Rome avaient déposés.
La primevère commune est un héritage dont nous nous sommes partagé la garde. La maison de mon plus jeune frère est perchée à Epinal sur un rocher. Son jardin est exigu et en pente (photo). Chez nous, en Région Parisienne, la primevère a pris ses aises, dans le potager, les massifs et surtout la pelouse. Chaque année elle revient nous dire qu’il est temps pour nous d’aller faire un petit tour dans les Vosges...

jeudi, avril 01, 2010

Des Galliformes...