Lorsque le grand froid s’en est allé, il a fallu long temps avant que le déglacement du demi-baril soit total. Étonnamment, les feuilles noyées du liquidambar sont remontées peu à peu en un joli bouquet roux hérissé pris par le gel. Le phénomène naturel de sublimation, l’enlèvement manuel d’un important volume de dépôt, les prélèvements des êtres ailés, conjugués à une faible pluviosité, ont fait ensuite sérieusement baisser le niveau de l’eau. Lorsque j'ai réalisé la gymnastique périlleuse que les palombes et les merles s’imposaient pour boire, je me suis enfin décidée à demander à Patrick de remettre l’eau au robinet extérieur ; j’ai vidé l’eau croupie du baril, l’ai frotté avec une brosse en chiendent, l'ai rincé puis l'ai tout de suite rempli avant que le bois ne sèche et que cela ne nuise à l’étanchéité.
Voilà une bonne chose de faite ; mais pas si bien faite car je n’ai pas réussi à remettre le baril parfaitement horizontal...
Voilà une bonne chose de faite ; mais pas si bien faite car je n’ai pas réussi à remettre le baril parfaitement horizontal...

